Nos actions

Sensibles à la cause animale et confrontées au nourrissage et aux soins d’une population féline errante toujours croissante, une petite dizaine de personnes s’est regroupée pour créer le Collectif La Chatière.
Depuis octobre 2018, une coopération s’est mise en place entre la mairie de l’Isle sur le Doubs (qui, conformément à la loi, a voté une subvention pour la mise en oeuvre d’une campagne de stérilisation), la SPA de Besançon, la clinique vétérinaire de la Combe Rosiers et le collectif La Chatière (qui se charge de trapper les chats avec l’aide des nourrisseurs, de les amener chez le vétérinaire pour stérilisation, puis de les redéposer sur leur lieu de vie habituel), cela afin de maîtriser la population de chats errants.

A ce jour, ce sont presque 50 chats qui ont été stérilisés dont la moitié sont des femelles. Une chatte pouvant avoir 2 à 3 portées par an, la nécessité de procéder à leur stérilisation était primordiale. Pour les particuliers qui pensent qu'ils n'ont pas besoin de faire stériliser leurs mâles, nous rappelons que sans mâle, il n’y a pas fécondation des femelles… Les Associations de protection animale sont submergées par l’arrivée de chatons.
Une fois stérilisés, ils ne causent plus les gênes invoquées par les riverains : marquages urinaires, bagarres perpétuelles, « margotage »...

Les chats, qu’ils soient errants ou qu’ils aient un foyer, participent à la régulation des rongeurs et évitent ainsi une surpopulation des rats et des souris.

Certaines personnes mal intentionnées les maltraitent : il est bon de rappeler que les actes de cruauté envers les Animaux sont punis par la loi de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000€ d’amende (article 521-1 du Code Pénal). Nous n’hésiterons pas à tout mettre en oeuvre pour que les cas dont nous aurons connaissance soient le plus sévèrement punis.

Quant aux personnes qui nourrissent ces chats errants, elles sont totalement respectueuses de la loi. En effet, le chat errant (aussi appelé chat haret et différent de son cousin le chat forestier qui est beaucoup plus gros et qui bénéficie d’un statut le protégeant) est considéré comme animal domestique par l’article L214-6 du Code Rural et ce même code reconnaît comme cruauté passive le fait de priver d’abreuvement et de nourriture un animal domestique et tombe sous le coup de l’article 521-1 du Code Pénal.

Rappelons enfin que ces chats sont, pour la quasi totalité, devenus errants à cause de l’homme qui les abandonne, ne les stérilise pas et trouve normal de se débarrasser des chatons comme s’ils étaient de vulgaires déchets. A nous de réparer au mieux les dégâts, à la collectivité d’en assumer le coût.
Vous pouvez nous aider à les aider en faisant un don, une cagnotte Leetchi est également mise en ligne. Nous avons également besoin de croquettes de couchages ainsi que d’abris.

Vous pouvez aussi nous rejoindre en devenant bénévole et/ou famille d’accueil.

Chats errants la fondation 30 Millions d'Amis dit NON à l'Euthanasie OUI à la stérilisation ?

05/08/2019

La gestion des chats errants est délicate et il est impératif de gérer leur population en maîtrisant leur prolifération. C'est pourquoi la Fondation 30 Millions d'Amis soutient 270 associations de protection des « chats libres » et a signé 1300 conventions avec des municipalités pour stériliser les chats errants et leur éviter l'euthanasie. D’une part, la stérilisation stabilise automatiquement la population féline qui continue de jouer son rôle de filtre contre les rats, souris, etc. D’autre part, elle enraye le problème des odeurs d’urine et des miaulements des femelles en période de fécondité.

Obligation des maires en ce qui concerne les chats errants

24/03/2019

Depuis le 1er janvier 2015, les chats « errants » doivent être stérilisés et identifiés puis relâchés sur les lieux où ils ont été capturés. Les textes stipulent en effet que :« Les chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe, dans des lieux publics, sur un territoire d’une commune, ne peuvent être capturés qu’à la demande du Maire de cette commune. Ces animaux ne peuvent être conduits en fourrière que, dans la mesure où le programme d’identification et de stérilisation prévu à l’article L211-27 du code rural et de la pêche maritime ne peut être mis en œuvre. » L'Article L211-27 du code rural et de la pêche maritime modifié par l'ordonnance n°2010-18 du 7 janvier 2010 - art. 3 impose que : "Le maire peut, par arrêté, à son initiative ou à la demande d'une association de protection des animaux, faire procéder à la capture de chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à leur stérilisation et à leur identification conformément à l'article L. 212-10. Cette identification doit être réalisée au nom de la commune ou de ladite association. La gestion, le suivi sanitaire et les conditions de la garde au sens de l'article L. 211-11 de ces populations sont placés sous la responsabilité du représentant de la commune et de l'association de protection des animaux mentionnée à l'alinéa précédent.

L'Article L211-27 du code rural et de la pêche maritime modifié par l'ordonnance n°2010-18 du 7 janvier 2010 - art. 3 impose que :

24/03/2019

"Le maire peut, par arrêté, à son initiative ou à la demande d'une association de protection des animaux, faire procéder à la capture de chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à leur stérilisation et à leur identification conformément à l'article L. 212-10. Cette identification doit être réalisée au nom de la commune ou de ladite association. La gestion, le suivi sanitaire et les conditions de la garde au sens de l'article L. 211-11 de ces populations sont placés sous la responsabilité du représentant de la commune et de l'association de protection des animaux mentionnée à l'alinéa précédent.

Interdiction de nourrir les chats errants ? C'est contraire à la loi

24/03/2019

Par un arrêté municipal, certains maires interdisent aux administrés de leur commune de nourrir les chats errants. C'est contraire à la loi : " Le fait de priver de nourriture et d’abreuvement un animal domestique est reconnu cruauté passive conformément à l’Article R214-17 du Code Rural." Le chat errant est reconnu animal domestique par l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d'espèces domestiques relevant du IV de l'article L. 214-6 du code rural et de la pêche maritime."